
Le guide indispensable à tout petit fan.

Les véhicules
Le contexte des sixties
Les années 60 sont particulièrement prospères pour l'automobile en France.
La croissance économique et la baisse des prix des voitures d'occasion permettent à beaucoup d'acquérir un véhicule. Cette période sera néanmoins de courte durée puisque dès 1973, la hausse du prix du pétrole vient casser l'envol de l'industrie automobile.
La voiture prend alors deux visages.
D'une part, la voiture familiale, celle qui offre aux français la possibilité de partir en vacances... Et pas seulement au bord de la mer, puisque de nouveaux paysages attirent, notamment la montagne. Les routes enneigées imposent de nouveaux défis aux conducteurs, qui doivent apprendre à utiliser chaînes à neige et pneus à clous.
D'autre part, la voiture de compétition. Les modèles sportifs se font plus accessibles financièrement, comme la Dauphine 1093, tandis que les courses, raids et rallyes se multiplient et se popularisent, tel que le fameux Paris-Tokyo.
Cette époque est également marquée par la percée sur le marché des marques étrangères : italiennes avec Fiat, allemandes bien sûr avec entre autres BMW ou Mercedes, mais aussi japonaises avec Honda.
Mais l'essor du nombre de véhicules sur la route ne va pas sans.. embouteillages ! Bip bip !
En effet, les équipements autoroutiers sont quasi inexistants. L'A6 n'ouvre un premier tronçon qu'en 1967. La circulation s'intensifie dans les villes et des mesures de répression doivent être prises : multiplication des contrôles, limitation de vitesse...
C'est aussi une question de sécurité puisque les accidents sont graves : on croit alors qu'une carrosserie à toute épreuve aiderait à préserver le véhicule et ses passagers, ce qui a en réalité l'effet inverse. Quant à la ceinture de sécurité, aucune réglementation n'existe avant 1970.


Et dans la série ?
La fameuse Facel Vega de notre commissaire est un modèle qui date en réalité de 1954. Sa ligne visuelle et sa puissance sont calquées sur les modèles américains.
Alors que le contexte est plus favorable aux voitures bon marché, Facel fait le pari de commercialiser des voitures haut de gamme : la Facel Vega est la première représentante de la série.
Pas étonnant que Laurence choisisse de se démarquer avec un luxueux véhicule... !
Quant au scooter, c'est justement entre 1945 et 1965 qu'il connaît son âge d'or !
Les deux foyers d'innovation après la guerre sont le Japon et l'Italie. Ils connaissent en effet une période de crise, créant une forte demande de moyens de transport individuels et bon marché, et ils sont également prêt à recevoir l'inspiration des états-unis, où le scooter est déjà largement implanté.
Et étonnamment, ce n'est pas au motocyclistes que l'ont doit l'innovation des premiers scooters mais à l'industrie aéronautique, qui doit se reconvertir à la fin de la guerre.
Les deux marques à retenir sont Vespa et Lambretta, concurrents et opposés dans la ligne de leurs modèles.
Le scooter d'Alice est un Lambretta J50.
Il fait partie de la série J, la dernière série de la marque.
C'est à partir de 1964 que cette série est lancée. Elle est plus économique que les précédentes, ce qui est encore une fois cohérent avec le petit budget d'Avril.

Les Brigades de l'AA
Pour réunir autant de véhicules anciens, la série fait appel aux Brigades de l'AA, une association qui réunit des amateurs de véhicules anciens. Ces derniers prêtent leur véhicule le temps d'un tournage ou deviennent alors figurants eux-mêmes au volant de leur voiture ou de leur deux-roues, contribuant ainsi à retranscrire l'univers des sixties !
Si le patrimoine automobile vous intéresse, vous pouvez visiter leur musée, situé dans une ancienne papeterie à Ouve-Wirquin.
- Clémence
Sources :
DUMAS, François-Marie, Scooters du monde : 100 ans d'histoire, 1995
PUIBOUBE, Daniel, Un siècle d'automobile en France, 2000